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William Rey Pommier : un passionné de jeux vidéo devenu développeur
12/02/26 14:00
Les Exelciens possèdent des parcours variés et enrichissants. Lors de notre dernier hackathon sur l'intelligence artificielle, nous avons eu l'opportunité de découvrir William Rey Pommier, un jeune talent qui a choisi de développer un projet autour du jeu vidéo.
Son parcours est fascinant et montre que la passion, l'adaptabilité et la volonté d'apprendre sont des clés essentielles pour réussir dans le monde dynamique du jeu vidéo et de la programmation.
Un début de parcours axé sur le jeu vidéo
William, à l'origine, ne se voyait pas coder. Son rêve était de travailler dans l'industrie du jeu vidéo, une passion qu'il a cultivée dès son enfance. "Je jouais beaucoup, comme tout jeune normal. Quand il a fallu choisir mon orientation, j'ai naturellement opté pour ce qui m'intéressait le plus", explique-t-il.
Dans cette vaste industrie, plusieurs métiers coexistent, mais William a voulu être Game Designer, un rôle qui, à ses yeux, n'impliquait pas de programmation. Pourtant, il a vite compris que connaître le code était un atout essentiel pour prototyper ses idées et les mettre en valeur.
Pour poursuivre son rêve, William a cherché une école de jeu vidéo à Paris. "Il y avait beaucoup d'écoles douteuses à l'époque, et il fallait être prudent. J'ai finalement trouvé une école qui semblait sérieuse et j'ai passé mon tout premier concours avec une certaine appréhension."
"Nous avons eu des épreuves de culture, de mathématiques et de logique. On nous a aussi demandé de présenter un petit projet, puis de jouer à 2-3 jeux vidéo pour en faire une analyse. Ce que j'ai fait."
Il réussit son concours et termine son année en obtenant le bac. Simple joueur, il comprendra au fur et à mesure les enjeux du Game Design et à quel point ce métier est riche et complexe.
Le rôle du Game Designer
William décrit le rôle d'un Game Designer comme celui de guider le joueur tout au long de son expérience. "L'idée est de créer chez le joueur l'impression qu'il réussit par son propre talent et sa perspicacité, alors qu'en réalité il a été guidé discrètement tout au long de son parcours". Il illustre cela par un exemple : dans un jeu d'aventure, comment amener la grande majorité des joueurs à choisir le bon chemin ? Cela passe par des éléments de décor, des jeux de lumière et des biais cognitifs.
"Le Game Designer est celui qui donne la thématique et la direction du jeu, en utilisant un document appelé Game Design Document (GDD), qui détaille chaque aspect du jeu. Le niveau de détail est tel qu’en principe, si trois studios de jeux vidéo différents lisent le document, ils créent trois jeux à l’identique."
Ses débuts en programmation
Bien que le Game Design ne nécessite pas de compétences en programmation, William a voulu se lancer dans le code, car il souhaitait réaliser un jeu entier par lui-même. "Pendant ma prépa, j'ai appris des bases de Photoshop, d'Illustrator et de C#. Au début, c'était difficile, je ne comprenais rien, mais petit à petit, j'ai pris goût à la programmation."
Bien que les débuts aient été laborieux, William apprécie de plus en plus la programmation et passe de longues journées sans quitter son écran.
Il se souvient de ses débuts : "Mon premier jeu était très mal optimisé. Le code était inutilement long, avec des scripts de 500 lignes là où une centaine aurait suffi. Mon jeu ne compilait pas, mais malgré cela, j'étais motivé pour trouver des solutions aux bugs. Finalement, j'ai même réussi à créer un second jeu."
Une reconversion réussie
Après avoir validé sa formation, William a dû faire face à la réalité du marché du travail. Le domaine du Game Design est complexe et sélectif. Les salaires en France ne sont pas comparables à ceux d'Amérique du Nord, et le burn-out est courant.
"Et puis il y a la réalité de l'industrie : on ne travaille pas forcément sur un projet qui nous intéresse. Par exemple, j’ai connu un professeur qui m'a dit avoir passé 5 ans sur un jeu de poney, alors qu’il n'aimait pas le poney."
C'est alors qu'il a décidé de se reconvertir. Grâce à une formation avec Pôle emploi, il a appris les bases de la programmation applicative, découvrant un nouveau monde. "À Exelcia, j'ai compris la différence entre le code pour le jeu vidéo et le code applicatif. Ce dernier repose davantage sur de la logique métier."
Arrivé depuis deux ans en Guadeloupe, il continue de développer ses compétences techniques, notamment au cours d'une formation en Python organisée par Exelcia cette année.
Un avenir prometteur
Aujourd'hui, William est ravi d'avoir élargi ses compétences. "Savoir coder ouvre de nombreuses portes, que ce soit dans la banque, la santé ou d'autres domaines." Il continue de développer ses propres jeux, même sans objectif commercial, juste pour explorer de nouvelles technologies. D’où sa participation au hackathon Exel'Lab en juillet dernier, sur la thématique de l'IA.
"Je trouve que l'IA se prête plus à la création de code sur des projets de jeu vidéo. C'est un gain de temps considérable, surtout comme je travaille seul sur le code du jeu, c'est fastidieux."
William s'intéresse également à la finance et développe des IA pour analyser le marché, utilisant le langage C++ et MQL5. "Ce que j'apprécie dans le développement, c'est l'évolution constante. Chaque jour est une nouvelle opportunité d'apprendre et de grandir."
"À Exelcia, j'ai la chance de travailler aux côtés de collaborateurs talentueux, dont l'expertise enrichit mes compétences. Cela me permet de progresser continuellement dans un cadre de travail sain et agréable."

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